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Application mobile à Quimper, et la question des notifications

Nous publions nos propres applications sur Google Play. Nous connaissons la revue, ses refus, les versions cibles imposées chaque année et les pages obligatoires, parce que nous les subissons sur nos applications, pas parce qu'on nous l'a raconté.

Entreprises, associations, offices et collectivités de Quimper et de Cornouaille.

Écran de l'application Remember Where You Parked sur fond sombre, sous-titré GPS, Photo, Timer, avec un large bouton orange SAVE MY SPOT et, en dessous, une carte vide indiquant No spot saved yet avec un pictogramme de voiture Écran de réglages de la même application, avec une carte Parking Reminder Pro et un bouton See plans, puis les rubriques GENERAL avec Restore purchases et Privacy choices, et ABOUT avec Contact support, Privacy policy et Terms of use
Une de nos applications en ligne sur Google Play, et son premier écran dit exactement ce que défend cette page. Tant que l'utilisateur n'a rien fait, elle affiche « aucune place enregistrée » et elle se tait. Elle n'a rien à notifier, donc elle ne notifie rien. Le silence par défaut se voit dès la première ouverture.

La seule fonction qui ramène, et la seule qui fait partir

Une application installée puis oubliée ne sert à rien. La notification est le seul mécanisme capable de la rouvrir. C'est aussi, et de très loin, la première raison pour laquelle une application est supprimée.

La conséquence pratique est brutale : ce n'est pas une fonction qu'on ajoute à la fin, c'est une décision de conception. Une politique de notifications décidée après le développement est presque toujours une politique d'envoi, et une politique d'envoi finit en désinstallation.

Attendue ou subie, la ligne est simple

Attendue : elle répond à quelque chose que l'utilisateur a déclenché ou demandé. Une commande est prête, un dossier a changé d'état, un rappel qu'il a lui-même réglé. Il l'a vue venir, et elle arrive au moment où elle sert.

Subie : elle sert votre calendrier, pas le sien. Une promotion du mardi, un rappel que l'application existe, une nouveauté dont il n'avait pas besoin. Chacune est indolore pour vous et coûteuse pour lui.

Le test qui tranche : si l'utilisateur avait su à l'avance qu'il recevrait exactement cette notification, aurait-il quand même accepté ? Quand la réponse est non, elle ne s'envoie pas, quel que soit le gain espéré.

Trois réglages à décider avant d'écrire la première ligne

1. Les catégories. Les deux systèmes permettent de séparer les notifications en familles, que l'utilisateur coupe indépendamment. Sans catégories, il n'a qu'un seul interrupteur : tout ou rien. Et quand le choix est tout ou rien, il coupe tout, y compris ce qui lui était utile.

2. Le moment de la demande. Demander la permission au premier lancement, avant que l'utilisateur ait compris à quoi elle sert, est le meilleur moyen d'obtenir un refus définitif. Elle se demande au moment où elle a un sens, quand il vient de faire quelque chose qui appelle un suivi.

3. Le silence par défaut. Une application qui n'envoie rien tant qu'il ne s'est rien passé est une application qu'on garde. Le silence n'est pas une absence de fonctionnalité, c'est une fonctionnalité.

Ce que nous mesurons, plutôt que ce que nous supposons

Les deux magasins fournissent le nombre de désinstallations et le taux d'utilisateurs qui ont coupé les notifications. Ces deux chiffres se lisent ensemble : une coupure massive précède la désinstallation, elle ne la remplace pas.

Nous ne publions pas de seuil ici, parce qu'il dépend entièrement du type d'application et qu'un chiffre affiché sur cette page serait faux pour la plupart des lecteurs. Ce qui se transmet, c'est la méthode : on relève ces deux courbes avant et après chaque changement de politique d'envoi, et on garde ce qui n'a pas dégradé la seconde.

Ce que cela donne dans un projet

Nous écrivons la liste des notifications possibles avant le développement, avec pour chacune ce qui la déclenche, à quelle catégorie elle appartient et ce que l'utilisateur peut couper. Cette liste tient sur une page et elle évite la discussion qui arrive toujours six mois plus tard, quand quelqu'un propose d'envoyer une promotion à tout le monde.

Votre projet à Quimper

Dites-nous ce que l'application devra permettre de faire et dans quelles situations elle devrait prévenir vos utilisateurs. Réponse sous 48 heures ouvrées, avec la liste des notifications proposées et ce qu'elles déclenchent. Sans engagement.

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