Application mobile pour un commerce à Pau
Nous publions nos propres applications sur Google Play. Nous connaissons la revue, ses refus, les versions cibles imposées chaque année et les pages obligatoires, parce que nous les subissons sur nos applications, pas parce qu'on nous l'a raconté.
Commerces, restaurants, salons et points de vente de Pau, Billère, Lescar et du Béarn.
L'application de commerce n'échoue pas sur la technique
Elle échoue parce qu'elle est installée une fois, ouverte deux fois, puis oubliée dans un dossier de l'écran d'accueil. Le développement n'y est pour rien : le problème est posé bien avant, au moment où l'on décide ce que l'application fera.
Votre client a déjà votre numéro, votre adresse et vos horaires dans son téléphone. Il ne les cherche pas dans une application. Pour qu'il en installe une, il faut qu'elle fasse quelque chose que ni un appel, ni une page web, ni un message ne font aussi bien.
Les trois usages qui font revenir, par ordre d'efficacité
1. Le retrait en magasin. C'est le seul déclencheur qui fonctionne seul. Commander depuis le canapé, passer prendre sans attendre : le gain est immédiat, mesurable en minutes gagnées, et il se reproduit à chaque commande. Une application qui fait cela est ouverte parce qu'elle sert, pas parce qu'on y pense.
2. La commande répétée. Si vos clients recommandent souvent la même chose, un bouton qui rejoue la dernière commande vaut plus qu'un catalogue complet. Le catalogue impressionne à la démonstration, le bouton est ce qui est utilisé.
3. La fidélité, mais seulement si elle remplace une carte. Une carte tamponnée qu'on oublie chez soi devient un solde toujours disponible. C'est un gain réel. Une fidélité inventée pour l'application, sans équivalent en boutique, n'en est pas un.
Ce qui coûte plus cher que prévu
Le paiement dans l'application. Il ajoute un prestataire, ses règles et ses commissions, et il déclenche des obligations de conformité. Beaucoup de commerces s'en passent très bien : on commande dans l'application, on paie sur place comme d'habitude.
Le catalogue qui doit rester à jour. Un menu ou un stock affiché faux est pire qu'absent, parce qu'il produit un client mécontent au comptoir. Si personne dans l'équipe ne tiendra ce catalogue à jour chaque semaine, il ne faut pas le mettre.
Les notifications. C'est l'outil le plus puissant de l'application et celui qui la fait désinstaller le plus vite. Une notification utile annonce une commande prête ou une rupture ; une notification promotionnelle hebdomadaire fait partir des clients qui étaient acquis.
Le calcul à faire avant, et il est court
Combien de vos clients viennent plus d'une fois par mois ? C'est le seul chiffre qui décide. En dessous d'un noyau de clients réguliers, une application n'a pas de base d'installation possible, et l'argent est mieux placé dans la visibilité locale.
Au-dessus, la question devient : parmi eux, combien accepteraient d'installer quelque chose pour gagner cinq minutes à chaque passage ? Nous posons ces deux questions avant de chiffrer, et il arrive que la réponse soit qu'il ne faut pas d'application.
Commencer par un seul usage
La première version fait une chose, celle qui a le meilleur rapport entre le gain pour le client et l'effort pour vous. On la met entre les mains de vos habitués, on regarde si elle est rouverte au bout de trois semaines, et on ajoute seulement ensuite. Une application de commerce qui grossit avant d'avoir prouvé son premier usage grossit dans le vide.
Votre commerce à Pau
Dites-nous ce que vous vendez, à quelle fréquence vos clients reviennent, et ce qui vous fait perdre le plus de temps au comptoir. Réponse sous 48 heures ouvrées, avec un avis franc sur l'utilité d'une application dans votre cas. Sans engagement.
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